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Les vainqueurs du Vlisco Fashion Fund de l’année passée nous parlent du design, du concours et de leurs rêves alors qu’ils se préparent à voyager jusqu’aux Pays-Bas pour participer à leur cours de couture.

Omotayo Paramole du Nigeria, Anoumou Djiedjole Placca du Togo, Lionel Guezodje du Bénin, Anne-Beatrice Awoundjia Bodo du Cameroun et Guillaine Kouamé from Côte D’Ivoire.

Les premiers mois de l’année 2019 ont marqué le début d’une nouvelle aventure pour les gagnants du dernier Vlisco Fashion Fund, concours mondial établi pour servir de tremplin aux créateurs de mode émergents d’Afrique et propulser leur marque sur la scène internationale.

Alors que la date de leur cours de couture aux Pays-Bas approche à grands pas, nous avons eu le plaisir de retrouver 5 des 7 gagnants du VFF 2018 pour prendre de leurs nouvelles. Lisez la suite pour partager leur aventure, alors qu’ils nous parlent de leurs origines, de leurs projets créatifs et commerciaux actuels, et des promesses de l’avenir.

Nigeria

En décembre, Omotayo Paramole et sa collection Osun ont épaté l’ensemble du jury du Vlisco Fashion Fund. Étudiant de 28 ans spécialisé dans le textile dans l’État de Lagos, Omotayo a grandi dans la zone de gouvernement local Epe de l’État de Lagos, seul garçon entouré de trois soeurs. À l’âge de 12 ans, il est parti vivre chez son oncle, tailleur talentueux qui lui appris toutes les ficelles du métier, et source d’inspiration qui lui a donné envie de faire ses marques dans le monde de la mode et, bien sûr, de participer au concours Vlisco Fashion Fund.
Paramole a toujours su qu’il avait le talent et la détermination nécessaires pour remporter la victoire. « J’ai simplement décidé de me lancer. »

J’ai toujours cru que je pouvais réussir
–Tayo Paramole

J’ai toujours cru que je pouvais réussir
–Tayo Paramole

« L’aspect du concours VFF que j’ai préféré ?

Travailler avec des gens que je connaissais pas du tout, et la négociation. »
« Même si, au début, j’avais l’esprit confiant, le concours, et surtout la finale, m’ont mis à rude épreuve. Jamais je n’aurais cru pouvoir relever un tel défi. J’ai dû apprendre à vendre mes idées, à convaincre les gens que ma vision tenait la route. Je me sens tellement reconnaissant pour toutes les leçons que cette expérience m’a enseignées. »

 

« Grâce à cette victoire, mon travail est reconnu, j’ai plus de valeur à titre de créateur, et ma marque a aujourd’hui plus de poids »

 

Pour le mois de la femme au Nigeria,

Omotayo Paramole a développé une collection baptisée “Une journée parfaite” pour sa marque Tesmi : elle associe des looks professionnels à des styles smart-casual parfaits pour passer sans effort du bureau au bar, en s’appuyant sur des juxtapositions de Super-Wax et autres tissus Vlisco.

 

« Avec les fonds que j’ai gagnés lors du Vlisco Fashion Fund,

« Je veux aménager un vrai studio avec tout l’équipement nécessaire, et embaucher plus de personnel pour m’aider à produire des tenues à la fois originales et faciles à porter. J’espère que ma marque pourra se faire une place sur la scène internationale, c’est mon rêve le plus cher, et j’aimerais m’entourer des bonnes personnes, collaborer avec les bonnes boutiques, blogueurs de mode, stylistes, photographes et entreprises (comme Vlisco). Et j’ai la conviction que c’est possible. »

 

Mes quelques conseils essentiels : restez fidèle vous-même, faites toujours preuve d’intégrité et croyez en vous.

Si quelque chose vaut la peine d’être fait, alors mettez-y toute votre énergie et votre détermination : il n’y a pas de limites à ce que l’on peut accomplir si on le veut vraiment.

Togo

Avant de présenter son travail créatif à Vlisco, Anoumou Djidjolé Placca a suivi une formation en stylisme et confection de patrons à Mosaïque Style à Lomé de 2014 à 2016, puis a approfondi ses compétences en couture à l’école FALT de Lomé. Il a toujours été inspiré par les imprimés de Vlisco, les grandes affiches au graphisme dynamique de Vlisco et les tenues hautes en couleur. « Je nourris une véritable passion pour le tissu imprimé à la cire depuis mon enfance », nous confie Placca. Beaucoup de ses créations ont été confectionnées avec des tissus Wax et il se rend souvent dans la boutique Vlisco de Lomé pour trouver des sources d’inspiration. Quand il a appris que Vlisco appelait aux candidatures pour son Fashion Fund annuel, Anoumou n’a pas hésité.

Prêt pour le prêt-à-porter
Anoumou Djidjolé Placca

Prêt pour le prêt-à-porter
Anoumou Djidjolé Placca

Inspiré par la culture Guin :

Lors du concours, Anoumou Djidjolé Placca souhaitait rendre hommage à ses origines Guin, et c’est pourquoi chacun de ses designs s’inspire des vêtements et accessoires traditionnels de la culture Guin. Il a tout confectionné en une semaine seulement, puis les photos ont été prises à Aného et Agbodrafo. « À l’annonce des résultats, mon coeur a bondi de joie ! »

 

Future boutique de prêt-à-porter :

« Je suis impatient d’aller aux Pays-Bas pour participer au cours de couture. » Anoumou projette de rénover son atelier et d’ouvrir une boutique de prêt-à-porter. Anoumou Djidjolé Placca explique qu’il imagine aujourd’hui devant lui « un avenir radieux », dans lequel sa marque Aristide Creation « fera la conquête de l’Afrique, et de tous les autres pays », selon son rêve le plus cher.

 

Créer pour de grandes personnalités togolaises :

« Depuis le concours, les choses ont changé de façon très positive. On m’a invité à participer à un défilé de mode à l’étranger, et je travaille maintenant en partenariat avec Vlisco Togo pour créer des tenues pour des célébrités togolaises. Je suis impatient de me lancer dans tous les nouveaux projets prévus en 2019. »

 

Conseils pour les jeunes talents :

« Après ce concours, j’ai appris que pour réussir, il faut laisser libre cours à sa créativité, faire preuve de persévérance, de professionnalisme et de détermination. Cultivez l’amour du travail bien fait et visez l’excellence dans toutes vos productions. »

Bénin

Lionel Guezodje a obtenu un diplôme de stylisme de l’ESMOD, en Tunisie. L’élégance, l’originalité et la prouesse technique de sa collection, intitulée « Le monarque de cire contemporain », ont tout de suite conquis le jury. Après avoir entendu parler du Vlisco Fashion Fund, Lionel explique : « mes amis et ma famille croyaient en moi, ils m’ont vraiment motivé », et Lionel a finalement décidé de participer.

Aucun mot ne peut exprimer la joie que je ressens
–Lionel Guezodje

Aucun mot ne peut exprimer la joie que je ressens
–Lionel Guezodje

Quand la préparation rencontre l’improvisation :

Pour Guezodje, le concours Vlisco Fashion Fund n’a pas seulement été une source d’inspiration et un challenge créatif, mais aussi l’opportunité « de me mettre au défi sur le plan mental, en travaillant sous la pression imposée par les contraintes de temps. »

« La finale a de loin été l’épreuve la plus difficile. Il nous fallait exceller sur le plan créatif et produire un travail de taille considérable tout en respectant des délais serrés ; et l’événement final a été le plus éprouvant et le plus impressionnant. Tous les ingrédients étaient réunis. Il a fallu apprendre à gérer le stress et à trouver le juste milieu entre préparation et improvisation.

« Aucun mot ne saurait exprimer le bonheur que j’ai ressenti quand j’ai appris que j’avais gagné le concours. On ne pas comprendre si on ne l’a pas vécu. Toutes les étapes du concours ont défilé dans ma tête comme un film. L’émotion était tellement forte. »

 

Cette victoire m’a permis de prendre confiance en moi. Elle a exposé mon travail à un public beaucoup plus large, et aujourd’hui, j’ai plus de clients et mon entreprise est en pleine croissance.

 

Avancer de façon radicale :

Le projet de Lionel Guezodje est simple : faire avancer son entreprise de façon radicale. D’abord en ouvrant sa maison de couture, « by Francel », équipée du matériel de la plus haute qualité. Il veut ensuite établir un atelier servant aussi de salle d’exposition dans la ville d’Abomey Calavi. À plus long terme, il souhaite que « by Francel » soit présente dans d’autres villes du Bénin, puis à l’international. « Je voudrais que ma marque jouisse d’une notoriété mondiale, devienne synonyme de prestige, de travail bien fait, et d’hommage à la beauté des femmes. » Mais ses ambitions ne s’arrêtent pas là. « L’un de mes futurs projets consistera, à titre de gagnant du Vlisco Fashion Fund 2018, à organiser un événement annuel pour célébrer la mode africaine et le Wax hollandais. Et ce gala aura aussi un impact social, au bénéfice des orphelins. »

 

Sueur, détermination et travail acharné :

« Je leur dirai de croire en leur potentiel. De prendre des risques, de quitter les sentiers battus. De respecter et de refléter l’image de la marque à travers leurs créations. Ne vous focalisez pas sur le prix, et à la place, prouvez votre talent et votre passion pour la mode. Et n’oubliez : les finitions des vêtements ont une importance capitale ! Un rêve ne devient pas réalité par magie : il faut de la sueur, de la détermination et un travail acharné.

Reste du monde

Anne Béatrice Awoundjia Bodo vient de Mbalmayo, dans la région centrale du Cameroun. Elle est née en 1992 d’un père qui lui a transmis un sens aigu de la discipline, et d’une mère passionnée de jardinage qui lui appris à aimer la Terre. « C’est cet attachement à la Terre qui a nourri mon goût pour la mode dès mon plus jeune âge : petite, je confectionnais des poupées en me servant de bouts de bois stylisés pour le corps, et de touffes d’herbe pour les cheveux. »

Ce penchant artistique l’a tout naturellement conduite vers une carrière dans la mode. Anne Béatrice est titulaire d’un Certificat d’aptitude professionnelle dans l’industrie du vêtement et d’un Certificat technique en stylisme. Elle a également suivi des formations en graphisme et accessoires de mode. Mariée depuis trois ans à un professeur d’art qui l’accompagne et la soutient dans tous ses projets créatifs en lui prodiguant des conseils artistiques, Anne Béatrice est aussi mère d’une petite fille de deux ans.

Rêves camerounais
Anne Béatrice Awoundjia Bodo

Rêves camerounais
Anne Béatrice Awoundjia Bodo

Un hommage à son père :

Lors du Vlisco Fashion Fund, Bodo a su donner vie à son concept « Vlisco dans la mode associative féminine ». Quand Anne-Béatrice a gagné le concours, elle rayonnait de joie. Pour elle, cette victoire représentait un véritable hommage à la mémoire de son père qui s’était toujours montré constant, encourageant et généreux avec elle, tout au long de ses études.

 

Le Cameroun en vedette :

« Les résultats m’ont donné confiance en ma capacité à créer des collections thématiques différentes, pour répondre aux attentes d’un public africain de plus en plus glamour et exigeant. » Elle souhaite maintenant « faire du Cameroun un nouveau pôle pour la visibilité de Vlisco en Afrique centrale », en premier lieu via la création d’une entreprise de distribution de tissus offrant des services de tailleur sur site, mais aussi en organisant plus de concours et d’opportunités pour les jeunes talents d’Afrique centrale.

 

La femme, plurielle et transculturelle :

À l’aide des fonds remportés lors du VFF, pour la Journée internationale de la femme, Anne-Béatrice a présenté sa première collection thématique, « La femme, plurielle et transculturelle », sous l’égide de sa marque de mode BB Sao, ainsi baptisée en hommage à l’ancienne civilisation transfrontalière du Cameroun, du Tchad et du Nigeria. Bodo explique que « le thème de la femme plurielle et transculturelle avait pour but de libérer la femme
africaine de l’image stéréotypée des mannequins occidentalisés. La collection mettait l’accent sur la beauté naturelle de la femme africaine à travers toutes ses expressions anatomiques : de la généreuse silhouette de Venus Hottentot aux corps teintés de bronze des femmes soudano-sahéliennes, de la petite stature des pygmées des forêts équatoriales à la peau claire des femmes africaines albinos. » Expérimentant avec un large éventail de
concepts visuels, cette collection BB Sao privilégie « l’intercommunication, grâce à des installations utilisant la sculpture et la peinture. » Après la confection des vêtements, les tissus ont été confiés à une équipe d’étudiants en arts visuels triés sur le volet, chargés de créer les tableaux et sculptures conceptuels accompagnant la collection.

 

Au travail, et sans attendre !

« Lorsque je m’adresse aux jeunes étudiants, je leur conseille de se mettre à travailler sur leur projet sans attendre, car la concurrence est rude : des centaines de candidats du monde entier participent au concours. Et les compétences techniques ne suffisent pas, il faut aussi savoir développer un contenu conceptuel et des vêtements capables de l’incarner. Plus que des produits de communication sociale, ce sont de véritables oeuvres d’art. »

Côte d’Ivoire

Guillaine Kouame, gagnante pour la Côte d’Ivoire, a impressionné le jury avec son mélange éclectique de matières, juxtaposant les tissus Vlisco à des plumes, des découpes en papier et des franges. Mais fait étonnant, Guillaine n’avait jamais étudié la couture ou la mode avant de remporter la victoire. Avant le Vlisco Fashion Fund, « je n’avais que très peu d’expérience et n’avais que rarement cousu seule », explique-t-elle. Ce qui l’a poussée à participer, c’est de voir qu’une marque de l’envergure de Vlisco était prête à investir dans les jeunes talents. Sans diplôme de mode mais armée d’un courage exceptionnel, Guillaine a saisi l’opportunité de
s’essayer au design et de poursuivre son rêve de toujours : lancer une marque de mode. Et ses efforts ont été récompensés.

Comme si j’avais des doigts d’or
–Guillaine Kouame

Comme si j’avais des doigts d’or
–Guillaine Kouame

Des larmes de bonheur et de soulagement :

« Quand le jury annonçait les gagnants du Vlisco Fashion Fund et que j’ai entendu mon nom, je n’arrivais pas y croire. Je me suis dit que j’étais en train de rêver et que j’allais me réveiller, j’ai même attendu que le jury appelle mon nom une deuxième fois. Puis j’ai craqué. J’ai fondu en larmes. Des larmes de bonheur et de soulagement ! Je n’avais encore jamais participé à un concours de mode, donc cette victoire a été une immense source de joie pour moi. »
Aujourd’hui plus sûre de ses aptitudes, Guillaine Kouame est impatiente de poursuivre le travail pour consolider sa nouvelle notoriété : « Je travaille en m’imaginant que j’ai des doigts d’or. »

Participer au VFF a été la décision la plus inspirée de ma carrière parce qu’au aujourd’hui, même depuis le petit atelier que j’ai aménagé chez moi, je me considère comme une digne représentante de la marque Vlisco en Côte d’Ivoire. Pour moi, c’est déjà une étape considérable. Avec de la détermination et du travail bien fait, on peut concrétiser ses ambitions.

 

Comme Coco avec Chanel

Le rêve de Guillaine Kouame est de créer une ligne de robes de mariage en tissus Vlisco, sous sa propre marque. « Les espoirs et les ambitions que je nourris pour ma marque sont immenses ! », nous confie-t-elle en riant. « Je veux faire ce que Coco a réussi à faire avec Chanel, et plus encore ! Après tout, pourquoi pas ? »

 

Les prochaines étapes sont claires

Grâce à sa victoire au concours, Guillaine peut désormais franchir les prochaines étapes qui lui permettront d’élargir son entreprise pour développer sa marque, acheter les machines les plus performantes et embaucher le personnel talentueux qui saura l’aider à confectionner ses créations. « Maintenant, je suis autonome », déclare-telle.

 

Cela pourrait être vous

« Le conseil que je donne aux jeunes créateurs et couturiers qui ont envie de participer au VFF, c’est de se lancer ! Prouvez votre talent aux yeux de tous, montrez de quoi vous êtes capable. Vous pourriez être le prochain gagnant du Vlisco Fashion Fund, et devenir ambassadeur de la marque Vlisco. »

Vous voulez en savoir plus sur le dépôt de candidature au Vlisco Fashion Fund 2019 ? Gardez un oeil sur notre site web et Instagram en mai et en juin.

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